Le Schéma d'Aménagement et d'Urbanisme des communes de Voh - Koné - Pouembout
(études menées en 2001/2004)

Le fait initiateur
Les attendus du SDAU
Le SDAU : outil de mise en oeuvre d'un projet d'aménagement et de développement
Les premières orientations du projet
L'élaboration du document
La zone d'étude
L'occupation des sols
Le contexte foncier
La structure du territoire
Formes urbaines
Potentialités du territoire
Développement de l'activité agricole
Le projet au terme 2015 : orientations
Le projet au terme 2015 : objectifs
Le projet au terme 2015 : polarités
Le projet au terme 2015 : gestion des espaces naturels


Le fait initiateur  (retour)

« Depuis toujours, la question du nickel est un enjeu politique majeur entre les différentes communautés qui vivent sur le Territoire.

A la fin des années 1970, deux grands mouvements structurent la vie politique locale: le Rassemblement pour la République dans la Calédonie (RPCR) de Jacques LAFLEUR et un front indépendantiste, futur Front national de libération kanak socialiste, (FLNKS) de Jean-Marie TJIBAOU. Les tensions entre kanaks et caldoches, la radicalisation du mouvement indépendantiste et la répression qui s’ensuit aboutit, en avril 1988, à l’épisode dramatique de la prise d’otages de la grotte d’Ouvéa.

Les accords de Matignon, signés le 26 juin 1988, entre l’Etat, le FLNKS et le RPCR, mettent fin à la guerre civile sur le Territoire, qui entre alors dans un nouveau système de transition sous tutelle française. Trois provinces, du Nord, du Sud, des Iles, sont alors créées. 10 ans plus tard, l’accord de Nouméa dote la Nouvelle-Calédonie d’un nouveau statut pour les 20 prochaines années, avec des institutions politiques aux compétences propres.

La concentration au Sud du pouvoir économique, d’une grande partie des terrains miniers et de la seule usine de transformation, a conduit le Nord, à dominante kanak, à réclamer un rééquilibrage. En cas de partition du Territoire, le Nord serait alors largement dépourvu au profit de sa voisine du Sud. Les indépendantistes calédoniens ont donc fait de cette question un thème majeur de leurs revendications.

C’est sur le massif de Koniambo, au nord-ouest du Territoire, que les regards des indépendantistes et de la SMSP se sont tournés. Pour les responsables kanaks, l’acquisition de cette zone doit permettre de mettre enfin en place un véritable projet minier dans la Province Nord, grâce à la création d’une autre usine métallurgique dans le pays. Une usine considérée, par tous, comme un futur élément moteur du développement économique. D’âpres négociations ont alors été entamées avec la société Le Nickel-SLN, propriétaire du massif. Après plusieurs mois de négociations supervisées par l’Etat, un accord aux modalités complexes, est finalement conclu le 1er février 1998 : la SMSP récupère le massif de Koniambo et cède, en contrepartie, à la SLN son gisement de Poum, plus petit. Cet accord reste soumis à la confirmation de la construction de l’usine. »
(Gladys Lepasteur - Timothy Mirthil. 18/07/2003)

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Les attendus du SDAU  (retour)

 

  • Accompagner la mise en oeuvre du projet d'Usine du Nord
  • Etre le reflet de la juxtaposition des cultures
  • Exprimer les besoins sur les 15 prochaines années

 

 

Le SDAU : outil de mise en oeuvre d'un projet d'aménagement et de développement  (retour)

Un Schéma Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme est un document qui a pour objet d’organiser et de maîtriser à long terme – pour quinze ans – les évolutions du territoire d’un ensemble de communes. Il garantit une organisation rationnelle de l’espace en servant de cadre à des politiques d’aménagement et de protection.

En tant que document d’urbanisme, c’est un outil de mise en œuvre d’un projet d’aménagement et de développement.
Les mesures préconisées par le document, que ce soit en termes de positionnement et d’image du territoire considéré, en termes d’organisation spatiale, de cohésion sociale ou de cadre de vie, sont évaluées au regard du projet de la collectivité. Le fait initiateur d’un tel document est un levier nécessaire. Il doit s’assortir d’une politique d’aménagement et de développement.

Le Schéma Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme prend en compte les programmes de l’Etat, du Territoire et de la Province ainsi que ceux des collectivités locales et des établissements et services publics. Il oriente et harmonise, pour l’organisation de l’espace, les programmes et les prévisions mentionnés ci-dessus.

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Les premières orientations du projet  (retour)

Le territoire Voh / Koné / Pouembout occupe une situation stratégique en Province Nord. Les trois communes sont à la croisée des routes qui irriguent les deux côtes, la Koné-Tiwaka étant un outil majeur de désenclavement de l’arrière pays et de la chaîne.
Cette situation stratégique est renforcée par l’implantation du centre administratif et technique de la Province et des équipements associés à son fonctionnement.

La mise en valeur sur place des ressources minières par la création d’une usine métallurgique, l’aboutissement de projets agroalimentaires, le développement des activités de service aux entreprises et aux particuliers, vont constituer un apport d’emplois basiques générateurs d’activités induites et recréer un contexte économique favorable.
L’identité urbaine du secteur, garante de l’identification des populations actuelles et à venir, pourra s’appuyer sur les complémentarités des trois communes.

La zone VKP détient un ensemble d’atouts qui crédibilise la conception, en Province Nord, d’un véritable pôle de développement.
Ce principe est le premier moteur des propositions énoncées par le schéma.

Les enjeux du SDAU se situent à plusieurs niveaux, dont ceux concernant communes et territoire intercommunal, auxquels se superposent ceux concernant la province. Le chef lieu est établi dans le périmètre d’étude et l’image de la construction urbaine de Koné participera fortement à celle de la Province Nord.

Une défaillance essentielle du territoire VKP est son absence d’autonomie en matière de grands équipements.
Quelle que soit la vitesse d’évolution de la taille de la population, il va falloir anticiper. La programmation de grands équipements dans les domaines de l’enseignement, de la santé, des sports, des loisirs, de la culture, du commerce et des services, ne# La présence d’un aérodrome et d’un port (privé) en eau profonde. sera pas seulement l’application de ratios au regard des populations attendues à l’horizon 2015.

L’image de VKP – et par là même un grand pan de celle de la Province Nord – se positionnera par la nature des grands équipements présents et par la qualité en termes de rayonnement et de services rendus : une image en direction des quelques mille familles nouvelles et des populations du reste du territoire calédonien.
Ces deux aspects conjoints convaincront ces familles nouvelles à « vivre » sur place et susciteront des échanges avec le reste de la Grande Terre.

Au-delà des programmations d’infrastructures, de réseaux et d’équipements sur l’ensemble du territoire, sans distinction du statut du foncier, le schéma prend en compte les espaces coutumiers sous deux angles principaux.
A la conservation des espaces naturels, lieux d’histoire et de ressources, se juxtaposent des propositions de « métissage urbain » dans le statut ou l’usage.
Sur des lieux proches des bourgs, sont écrites au schéma des propositions d’aménagement de terres coutumières pour l’accueil de nouvelles populations ainsi que des propositions pour un usage intégrant habitat et cultures vivrières, quel que soit à terme le statut du foncier.

 

L'élaboration du document  (retour)

A la demande du Syndicat à Vocation Unique des communes de Voh, Koné et Pouembout, le Président de l’Assemblée de province Nord a adopté, par délibération en date du 29 août 2001, l’élaboration du schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme (SDAU) des trois communes.
Cette même délibération définit le contenu de l’étude, les dispositifs de mise en œuvre eux-mêmes devant être précisés par le document.

La « conduite conjointe des études » est en charge de la Direction de l’Aménagement de la Province Nord, pour la Province, et du Service de l’Infrastructure Aéronautique de la Direction de l’Aviation Civile en Nouvelle-Calédonie, pour le compte de l’Etat.

Sous l’autorité du Président du SIVU, un Groupe de Travail a été constitué associant les services de la Province Nord, les services concernés de l’Etat et du Territoire, l’ADRAF et les autorités coutumières ainsi que les Chambres consulaires.

 

La zone d'étude  (retour)

La zone d’étude s’étend aux territoires des trois communes de Voh, Koné et Pouembout auxquelles s’adjoignent les terres coutumières liées à la tribu de Bopope.

Le choix du périmètre est directement lié à la localisation du massif minier, situé de part et d’autre des communes de Voh et Koné. Il intègre Pouembout compte tenu de l’homogénéité du tissu économique, du contexte de l’emploi en Province Nord où la majorité des actifs sont situés côte Ouest et plus précisément sur VKP, et de la répartition des populations.
Ce choix est conforté par une structure d’agglomérations en Province Nord répartie sur les deux côtes et du nord au sud, le périmètre d’étude étant issu d’un ensemble cohérent de quatre communes : Poya, Pouembout, Koné et Voh, ensemble conforté par l’issue côte Ouest de la TIWAKA-KONE.
L’homogénéité du périmètre est confirmée par le fait que près de 90% des actifs sur VKP proviennent de la zone d’étude, élargie à Poya.

La zone d’étude est à cheval sur deux aires coutumières. L’aire Hoot Ma Waap inclut les tribus de Voh ainsi que celles des communes du nord de la province : Kaala-Gomen, Koumac, Poum, Bélep, Ouégoa, Pouébo et Hienghène. L’aire Païci-Camuki inclut les tribus de Koné et de Pouembout ainsi que celles des communes de Touho, Poindimié, Ponérihouen et Poya.
Les tribus de la zone d’étude – dont Bopope – sont regroupées en trois districts : Voh, Baco et Poindah. Six langues sont parlées sur le périmètre d’étude : le Païci, le Camuki, le Nèmi, le Pwamei, le Pwapwa et le Jawe ainsi que les dialectes dits de Voh-Koné (Haeke, Haveke et Hmwaveke).

 

L'occupation des sols  (retour)

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Le mode d’occupation du sol est la conséquence de la configuration naturelle des lieux et des appropriations successives des communautés.

Les valeurs initiales du littoral (pêche), des plaines alluviales (cultures vivrières et maraîchères) et des forêts (chasse) demeurent.
Les colonisations successives, pénitentiaire et libre, ont été à l’origine de la création de bourgs en points d’appui (agglomérations/services de l’état/commerces).
Le Kopéto et le Koniambo gardent la trace des premières exploitations minières.

Les territoires sont généralement occupés exclusivement (territoires coutumiers, zones de parcours d’élevage, zones agricoles, …). Peu de "couloirs" restent disponibles. Les fonctionnements de la zone sont souvent "en cul de sac" (accès limités à la chaîne, à la mer, …).

Le temps de la provincialisation, et du grand "H", a recentré la zone sur les trois communes au détriment de Népoui. Les lotissements d’accueil des fonctionnaires et des populations nouvelles liées à la création de "grands équipements" (Lycée Agricole de Pouembout, SMA de Koné) ont constitué l’essentiel de l’urbanisation "organisée" de la zone.

 

Le contexte foncier  (retour)

REFORME FONCIERE : L’Accord de Nouméa du 21 avril 1998 accorde une large place à la terre qui est citée doublement, au titre de l’identité kanak, et au titre du développement économique et social. Le préambule évoque la mise en place de « nouveaux mécanismes juridiques et financiers pour répondre aux demandes exprimées au titre du lien à la terre, tout en favorisant sa mise en valeur».

LE POIDS DES GDPL : Sur le périmètre d’étude, 27 GDPL sont attributaires. Ils détiennent environ 20 000 ha correspondant à 80% des terres attribués depuis le début de la réforme foncière, le reste (5 000 ha) ayant contribué à l’agrandissement des réserves existantes qui atteignent aujourd’hui une superficie de plus de 42 000 ha.

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L’attribution de terres à des GDPL répond à plusieurs objectifs. Tout d’abord la reconnaissance de la prééminence des droits fonciers kanak et la satisfaction de leurs revendications politiques ; d’autre part, les décideurs ont voulu permettre l’intégration de la population kanak dans l’économie marchande en associant aux attributions une mise en valeur économique des terres.

Cette politique d’attribution permet une ré appropriation progressive des terres de plaines et de vallées. Toutes ces structures sont localisées en dessous de 300 m d’altitude contrairement aux terres de réserve se situant plus haut dans la chaîne et dont l’accès est plus difficile.

A une échelle plus fine, la localisation des GDPL autorise différentes stratégies :

  • Une stratégie d’occupation des terres à des fins agricoles (agriculture/élevage) ou d’autres activités (tourisme, loisir, chasse). C’est le cas des GDPL situés dans la vallée de la Pouembout et ceux situés au nord du massif du Koniambo. Ces derniers sont les plus enclavés de la zone (absence de voies de communication) mais la réalisation d’infrastructures permettrait le développement de ces secteurs notamment dans les domaines du tourisme et des loisirs.
  • Une stratégie d’occupation des terres dans l’objectif d’accueil de population. C’est notamment le cas des tribus de Tiéta à Boyen qui descendent progressivement vers la RT1 et des tribus de Koné qui se rapprochent de la transversale. Ces GDPL ont des projets de développement de l’habitat afin de pouvoir installer les jeunes des tribus.

 

 

La structure du territoire  (retour)

Le fonctionnement du territoire est essentiellement Nord/Sud, fonctionnement auquel vient se greffer la transversale vers la côte Est.
Les dessertes secondaires, pour l’accès aux ressources (plaines alluviales, bord de mer, mine) et aux tribus suivent les vallées sur des directions perpendiculaires à ce fonctionnement Nord/Sud.
Ces directions transversales ne sont généralement pas maillées dans l’épaisseur de la RT1, côté littoral ou côté terres.
L’implantation (systématique) des villages au nord des rivières, la présence de zones inondables en périphérie immédiate des bourgs conduisent à un développement des villages qui consacre l’implantation rive droite.

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Le territoire d’étude est structuré par les échanges entre les trois bourgs et les tribus. La structure de ces 22 entités est fortement conditionnée par l’accessibilité : accessibilité des bourgs depuis les tribus et accessibilité des tribus entre elles.

Wahat, Ouengo et Atéou ne sont pas seulement éloignées des centres respectifs ; elles sont aussi isolées des autres tribus. Au même titre que Koniambo, Baco est proche de Koné ce qui n’empêche pas que son accès puisse être coupé lors de fortes pluies. La liaison Noelly / Tiaoué n’est à ce jour possible que par un détour par Baco ou par Poamboa.

Actuellement, hormis les tribus côtières, Gatope et Oundjo, et Koniambo, l’ensemble des tribus reste pénalisé, soit par la distance, soit par l’état des chemins d’accès, soit par les deux.

La participation aux activités de tous ordres (enseignement, emploi, culture, services, …) qui seraient localisées près des bourgs, le développement, en tribus, d’activités qui entraîneraient des échanges avec des populations extérieures (regroupement de lieux d’enseignement, de lieux d’activités économiques, accueil touristique, manifestations culturelles) nécessiteront un maillage plus efficace entre les tribus et les bourgs et entre les tribus.
Et une coupure de fait entre Voh et le couple Koné-Pouembout : coupure géographique, implantation de l’usine, distance, …

L’aménagement devra traduire parallèlement les coalitions urbaines (Voh face à Koné-Pouembout) issues de partages de services et la continuité de l’ « arrière-pays » qui est un élément fort de l’image commune.

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Des trois bourgs, celui de Koné peut être le germe d’un « centre-ville ». Hiérachisation des équipements et des services, mixité des programmes (activités / habitat), gestion de la traversée de la RT1, traitement des espaces publics, autant d’actions seront nécessaires au renforcement du damier initial (y compris son "épaisseur" vers Baco) dans son rôle de centre-ville (commerçant, ludique, culturel) à l’échelle du territoire VKP.
Les propositions concernant Voh et Pouembout auront plus pour but de concentrer l’identité de la commune sur un lieu.

Deux coups partis sont à prendre en compte entre Pouembout et Koné : Païamboué et le siège SMSP avec les 200 logements de Green-Acre. Le premier temps sera de gérer leur rattachement aux deux localités concernées : recentrer Païamboué sur Pouembout, rattacher Green-Acre à la liaison Baco-Foué.

Au delà de ses intérêts économiques et de gestion (eau potable, ordures ménagères, ramassage scolaire, transports en commun), l’affirmation de l’intercommunalité sera le moyen de définir des règles sur la globalité du territoire et par là même, donner une cohérence (et une identité) à ce territoire.

 

Formes urbaines  (retour)

Des trois communes, Koné garde le moins la trace du parcellaire de la colonisation, mais toutes trois témoignent de la diffusion initiale de l’habitat. Le damier original ne sert qu’à accueillir les commerces et services, la présence de l’autorité. La maîtrise foncière des exploitants agricoles en périphérie des villages, un urbanisme à coups d’opportunités créent des structures éclatées.
L’absence de maillages parallèles à la RT1 reporte de fait l’implantation des commerces et services sur cet axe et construit des "villages-rue", sans villages. Sur Koné, l’ "épaisseur" d’une zone de commerce et de services pourrait être le germe de la constitution d’un "centre-ville".

 

Potentialités du territoire  (retour)

La mise en évidence systématique des territoires libres ou sur lesquels la pression est faible, fait apparaître les zones sur lesquelles porteront les aménagements prioritaires.
Sur chacune d’elles, que ce soit autour de Voh ou de Koné-Pouembout, les impacts des zones inondables ne sont pas neutres. Ils donnent toute la mesure des efforts de "couture" nécessaires. Les "écarts" doivent être lieux de mesures et d’accompagnements hiérarchisés, dans un souci d’économie globale et renforcement des objectifs.

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Développement de l'activité agricole  (retour)

Le développement de la population de VOH KONE POUEMBOUT, notamment avec des populations aux comportements urbains, s’accompagne de la croissance des besoins en produits alimentaires et agroalimentaires.
Toutefois, une des caractéristiques de VOH KONE POUEMBOUT est la densité de son tissu agricole par rapport à l’ensemble de la Nouvelle-Calédonie. En conséquence, l’accroissement de l’activité agricole se fera de manière limitée, la plupart des entreprises existantes pouvant absorber l’augmentation de la demande par des gains de productivité.

 

Le projet au terme 2015 : orientations  (retour)

  • ACCOMPAGNER LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE
    sur le plan du logement et des équipements publics en mettant les moyens nécessaires et en suscitant l’adaptation des outils opérationnels, notamment les entreprises du bâtiment
  • S'INSCRIRE DANS LA DUREE
    Intégrer la qualité à tous les stades et dans tous les volets de la mise en œuvre,
    Pérenniser le développement : s’appuyer sur le mouvement créé pour générer une croissance économique et urbaine complémentaire,
    S’assurer des financements des partenaires sur une période suffisante au travers d’une contractualisation.
  • STRUCTURER LE TERRITOIRE
    Procéder aux choix nécessaires en hiérarchisant les polarités urbaines et en veillant à l’amélioration de la situation des tribus dans tous les domaines (emploi, formation, équipements, logement, …)
  • NE PAS DESTABILISER LES COMMUNES PERIPHERIQUES
    en maintenant une offre d’emploi pour leur population mais sans les priver de leurs capacités propres de développement

 

Le projet au terme 2015 : objectifs  (retour)

VKP - POLE DE DEVELOPPEMENT, CHEF LIEU DE LA PROVINCE NORD

CONSTAT

  • Une activité faible par rapport à la taille des populations rapportée à celle du Territoire (10% de la superficie de la Nouvelle-Calédonie, 3.6% de la population et 2.9% des actifs occupés).
  • Une centralisation des services administratifs qui n’a pas donné à la « ville » de Koné de caractère urbain (pour partie du fait de l’isolement de l’Hôtel de Province).
  • Koné, lieu d’accueil des fonctionnaires (situation partagée par Pouembout).
  • Une taille actuelle de population de la Province Nord justifiant une répartition des grands équipements (enseignement, santé, culture) qui oublie le chef lieu.
  • Une situation privilégiée au carrefour RT1 / RPN2.
  • Un lieu (élargi à Poya) d’activités économiques basiques.
  • La présence d’un aérodrome et d’un port (privé) en eau profonde.

OBJECTIFS

  • Construire l’image urbaine de Koné et anticiper la réalisation degrands équipements (enseignement, santé, culture, sports et loisirs) sur son site.
  • Créer sur VKP un pôle de développement économique dont l’activité profite aussi aux communes limitrophes.
  • Identifier ce pôle de développement sur des zones « banalisées » et des zones « spécialisées » : pôle industriel sur Voh (Vavouto), zone d’accueil privilégié des sous traitants du projet minier, pôle de services aux entreprises à Koné (Pont Blanc), pôle agroalimentaire sur Pouembout.
  • Trouver un niveau de services (d’état, territoriaux et provinciaux) sur la ville de Koné.

RESTRUCTURATION DU TERRITOIRE - HIERARCHIE ET COMPLEMENTARITE

CONSTAT

  • Territoire constitué de 22 entités (3 bourgs et 19 tribus) auxquelles s’additionne le lieu Hôtel de Province.
  • Pas ou peu de maillages viaires, côté littoral ou côté terres.
  • Des échanges entre bourgs, entre tribus et bourgs et entre tribus fortement conditionnés par les distances (39 km entre Pouembout et Voh, 99 km entre Ouaté et Wahat).
  • Maîtrise foncière des exploitants agricoles en périphérie immédiate des villages conduisant à une urbanisation à coup d’opportunités et, de fait, à une structure éclatée.
  • Réflexe "village minier" pour l’accueil de nouveaux actifs lors de l’implantation de nouvelles activités (lotissement de l’Internat, lotissement de Païemboué) renforçant cette structure éclatée.

OBJECTIFS

  • Recomposer le territoire du bourg à la tribu en définissant des niveaux intermédiaires.
  • Donner au lieu « Hôtel de Province » une dimension Territoriale.
  • Associer les tribus limitrophes aux bourgs à l’identité « ville » correspondante en préservant cadre et qualité de vie en tribus.
  • Restructuration de tribus dont la taille de population (Oundjo) ou la présence d’équipement de niveau VKP (Tiéta) justifie un surcroît d’identité et/ou d’autonomie.
  • Assurer le maillage des lieux de vie, en privilégiant au littoral l’arrière pays, côté chaîne :
           renforcement et/ou création de voies structurantes du territoire VKP sur le plan des échanges de population, des accès aux grands équipements et sur le plan du développement économique.
           renforcement et/ou création des voiries à l’échelle communale en maillage des différents quartiers et des équipements publics.
           renforcement des pistes en maillage de l’arrière pays – en accompagnement d’un développement touristique de la chaîne – et en liaisons entre tribus et entre tribus et bourgs.
           mise en place d’un système de transport intercommunal.
  • Mettre en place un complémentarité d’offre de services, publics et privés, de commerces, d’offre d’équipements de santé, d’enseignement, de culture et de sports et loisirs.
  • Assurer une mixité sociale sur l’ensemble des trois communes et sur chacune des communes.

MISE AUX NORMES DE CONFORT DU TERRITOIRE

CONSTAT

  • Un accès aux équipements et aux services conditionné par l’éloignement des bourgs des lieux de vie et par les tailles actuelles de population.
  • 60 % de la population actuelle réside en tribus ou en secteur diffus, dont 15 % en tribus éloignées (à plus d’une heure du bourg).
  • Un accès partiel à l’eau potable (en quantité et qualité), à l’hygiène (certains logements ne disposent toujours pas de wc ou d’installations sanitaires), au ramassage des ordures ménagères.
  • Une taille moyenne de ménage élevée (4.12 sur VKP pour 4.35 sur PN et 3.82 sur NC).

OBJECTIFS

  • Améliorer l’accès aux équipements et services des populations locales.
  • Initier le développement de lieux d’accueil d’équipements publics et de services – voire de logements – en équilibre avec les lieux de vie existants (Atitu).
  • Assurer la cohérence du développement des infrastructures publiques (voiries et réseaux) et de l’ « urbanisation » sur terres coutumières.

ACCUEIL DES POPULATIONS

CONSTAT

  • Une maîtrise inégale du foncier selon les communes (patrimoine suffisant sur Voh, pratiquement nul sur Koné, réduit sur Pouembout).
  • Une production de logements composée majoritairement de maisons individuelles, statut de propriétaire occupant dominant, faible part de logements locatifs.
  • Faible taux de vacance (5.0% sur VKP pour 3.5% en PN).
  • Une production de logements aidés encore limitée (sur VKP, depuis 1994, une moyenne de 19 logements/an par TEASOA et de 12 par la SECAL, la SIC n’ayant réalisé en vingt ans que 93 logements locatifs et 92 logements en accession).
  • Une absence d’équipement de santé hospitalier sur la périmètre (Koumac et Poindimié, tous deux à une heure de VKP).
  • Une saturation ou une absence d’équipements d’enseignement du secondaire.
  • Un enseignement supérieur limité aux BTS du Lycée Agricole de Pouembout.

OBJECTIFS

  • Rattraper l’insuffisance de logements locatifs par une production, au terme 2015, de 34% de logements locatifs (50 sur terres coutumières et 820 sur terres de droit commun).
  • Donner une part importante à la production de logements sociaux (45 à 50% répartis proportionnellement entre logements sur terres coutumières et logements sur terres de droit commun), part en relation directe avec les niveaux de revenus des salariés constatés en 1999 et estimés en 2015.
  • Dans l’attente des dispositions à mettre en place par le Congrès, assurer la maîtrise du foncier et son aménagement par l’usage des outils existants (Zones d’Aménagement Concerté).
  • Anticiper la réalisation de grands équipements d’enseignement, de formation et de santé.

MAINTIEN DES POPULATIONS

CONSTAT

  • Une évasion hebdomadaire des populations « justifiée » par l’absence d’offre commerciale de produits et d’équipements de base (alimentaire, habillement, brun, blanc) ou de produits spécifiques.
  • Une absence d’activités urbaines socio-ludiques (cafés, restaurants, cinémas, discothèques, …).
  • Un niveau « communal » des activités culturelles (plus du fait d’un manque d’équipements que d’absence de projets).
  • Des échanges avec le reste du Territoire établis sur des activités de tourisme et de loisirs insuffisamment développées.
  • Une faible mise en valeur du patrimoine archéologique, kanak et colonial, et des sites et monuments classés

OBJECTIFS

  • Accompagner l’installation d’une offre commerciale à l’échelle de VKP, en équilibre avec le tissu existant et dans sa continuité.
  • Re qualifier les centres villes, en particulier celui de Koné, par le traitement des espaces publics.
  • Créer, sur VKP, un environnement attractif et de qualité : développement des lieux et activités de loisirs, développement du tourisme.

INTERCOMMUNALITE

CONSTAT

  • L'intercommunalité existe de fait pour certains services (Centre d’Intervention et de Secours, partage de la distribution d’eau potable). Les problématiques sont identiques en terme de gestion des ordures ménagères.
  • De fait aussi, existent des inégalités, ponctuelles, entre communes, face aux ressources (dépendance temporaire de Koné pour l’eau potable) et les tailles respectives de populations, à terme 2015, restent insuffisantes pour une gestion équilibrée d’équipements ou de services au seul niveau communal (piscine, transport en commun, …).

OBJECTIFS

  • Gestion intercommunale (VKP) des déchets et ordures ménagères avec une seule Installation de Stockage des Déchets.
  • Gestion intercommunale (KP) de la ressource et de la distribution de l’eau potable.
  • Gestion intercommunale (VKP) de la promotion de l’offre touristique.
  • Gestion intercommunale (VKP) d’équipements et de services communs (transports, …).
  • Concertation intercommunale lors de manifestations ou d’activités associatives (animations commerciales, marchés, …).

Le projet au terme 2015 : polarités  (retour)

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Le projet au terme 2015 : gestion des espaces naturels  (retour)

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